Week end de rugby à Lewistone
Vendredi 3:00 fin du travail. C’est parti pour sept heures de routes pour aller jouer une compétition de rugby. 1° arrêt à la station service pour faire le plein… de soda, cockies, chips, et autres nourritures. On voyage américain.
Nous voila donc parti pour sept heures de discussions intensives en anglais: j’ai pu mesurer mes lacunes sur certains sujets. Nous avons donc parlé:
De la tectonique des plaques
De la végétation du Montana
De l’écologie dans le Montana
Du climat du Montana, plus froid Etat em moyenne devant l’Alaska
Des Rockies
De la faune et la flore de la Snake River valley
Du Montana State University
De Sébastien Chabal
Des différences entres les fast foods américains
De la réputation qu’ont les hommes du Montana a avoir le première relation sexuelle avec une chèvre
Des fakes que possède la plupart des américains de moins de 21 ans pour entrer dans les pubs et les clubs
ect…
Mais surtout j’ai pû admirer les paysages grandioses qu’offre ce trajet et qui a eux seuls valent la fatigue endurée par une si longue odyssée.
Je m’excuse par avance de la médiocre qualité des photos, il n’est cependant pas évident de prendre des photos en roulant… et puis le par-brise du tank qui nous transportait avait sérieusement besoin d’aller chez Carglass
Les américains ont construits un “mu” entre deux montagnes pour les besoins d’une voie ferrée.
La différence entre les paysages arides de certaines photos et les paysages enneigés des autres réside simplement dans l’inclinaison des versants. Il est relativement irréel de voir ces deux mondes cohabiter simplement en tournant la tête.
Le mur du chemin de fer de plus près:
Nous arrivons alors à la frontière entre les plaques tectoniques “nord américaine” et “pacifique”. Il s’agit si ma mémoire est bonne d’une zone de collision, ce qui explique l’orientation verticale des pierres.
Nous arrivons alors à Butte et sa mine à ciel ouvert que l’on aperçoit en arrière plan
Avec de bon yeux, entre le poteau et le mont qui émerge des nuages vous pouvez devinez la statue de la vierge en blanc qui surplombe Butte, une sorte de Notre Dame de la garde locale.
De nouveau la mine de Butte responsable de part ses multiples rejets (dont de l’arsenic) de la pollution des sols et des nappes phréatiques environnants:
Frontière du Montana: la photo est très mauvaise mais donne une idée de la quantité de neige sur les bas cotés. D’ailleurs ce n’était guère mieux sur la route. L’espace d’un moment je me suis imaginé au volant de mon ax sur cette patinoire…
Et entrée dans l’Idaho
Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photos de l’Idaho qui m’a paru encore plus beau et plus sauvage que le Montana. En effet il faisait nuit à l’aller et j’ai dormi comme un bébé durant tout le retour. Toutefois si un jour par je ne sais quelles circonstances, vous avez l’occasion de faire la route de la vallée de la Snake River, je vous encourage vivement à le faire.
Je voulais tout de même prendre le shérif qui nous a arrêté pour un contrôle de routine, mais j’ai essuyé mon second refus. Pour me venger je lui ai filé ma carte d’identité française plutôt que mon passeport et me suis délecté de son air penaud devant la carte entièrement rédigée en français.
Nous arrivons finalement très tard (oui quelques pauses casse croute dans des fast foods ont ralenti notre progression) à Lewistone. La première chose qui frappe en sortant de la voiture est l’odeur répandue par les industries pharmaceutiques en périphérie de la ville. J’ai alors pensé à Papa. La seconde chose qui m’a frappait c’est le glauque de notre hôtel (premier prix certes) mais à coté duquel un Formule 1 parait être le Ritz. Je ne pouvais pas le prendre en photo après les paysages qui m’avait éblouis toute la journée. La troisième chose qui m’a frappé, c’est l’épaule de Mike, mon deuxième ligne pour me demander si je voulais une bière.
Samedi par un froid glacial, nous attaquons enfin la compétition de rugby. 2 victoires et un nul, ça change des résultats obtenus avec l’ENSAM chalons:-)
J’aurais quand même laissé sur le terrain un bout d’ongle de mon gros orteil, mais bon cela n’est rien en comparaison de notre demi d’ouverture qui s’en sort avec une dizaine de point de suture à l’arcade droite. J’ai trouvé le rugby américain plus physique et plus tactique que l’européen, mais paradoxalement moins bon (trop d’approximation et d’erreur bête type en avant et pas notre french flair national cocorico!). Ce qui est sur c’est que notre pack d’avants est redoutable et retourne les autres lors des mélées. des dernières sont d’ailleurs jouées même lors des matches de filles.
Je n’ai pas marqué d’essais.Bien m’en a peut être pris puisqu’ici le bizutage sévit et que chaque nouveau marquant son premier essai finit le match par un tour de terrain nu puis se retrouve de nouveau nu dans le bar pendant la troisième mi-temps. Faut que je me débrouille toutefois pour ne pas marquer ce fu….. premier essai quand nous jouerons à domicile
Samedi soir la compétition s’achève au pub pour une troisième mi-temps gargantuesque. La blue Line et le Jack Daniels ont coulé à flots, mes américains et américaines se sont livrés à des jeux:
twister ou le but était de mettre les autres joueurs en dehors du tapis
Concours de cul sec
T-shirt mouillés avec élection de miss boo..
Puis finalement club
La nuit fut courte…Il est d’ailleurs 23:30, j’avais prévu de me coucher tôt ce soir pour me reposer. Mes heures de sommeil auront été sacrifié sur l’autel de la rédaction de ce foutu article, du redimensionnement et du chargement des photos.
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